Les exportations de produits de la mer en 2019

Image En 2019, les exportations de produits de pêche, hors coquilles, sont en hausse de 20 % et s’élèvent à 1 817 millions de F.CFP. Les produits de la pêche représentent 18 % des recettes des exportations locales, soit 6 points de plus que l’année précédente. Les coquilles exportées (corail, nacre et troca) ont rapporté 12 % de plus qu’en 2018, soit un total de 257 millions de F.CFP.

Numéro : 1248
Dépôt légal : 1 août 2021
Collection : Points Etudes et Bilans
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Les exportations de poissons du large : hausse des exportations de poissons réfrigérés et congelés

En 2019, les exportations de poissons du large rapportent 1,687 milliard de F.CFP, soit une hausse de 19 % par rapport à l’année précédente. La valeur progresse plus rapidement que les volumes exportés (+ 15 %) entraînant une légère hausse du prix moyen au kilo par rapport à 2018 (1 138 F.CFP, soit + 3 %).
Le poisson réfrigéré représente 98 % du volume exporté (1 point de plus qu’en 2018) tandis que le poisson congelé ne représente que 2 %. La hausse des volumes exportés est en majorité due à l’augmentation des commandes de poissons réfrigérés et notamment des poissons entiers réfrigérés qui contribuent pour 9 points à la croissance globale des volumes de poissons du large exportés. La hausse des volumes de poissons entiers congelés contribue pour 4 points à la croissance.
Cette hausse est tirée par une demande plus importante des États-Unis et de la France en poissons réfrigérés. Le prix moyen au kilo des poissons réfrigérés augmente de 6 % par rapport à 2018. Les volumes de poissons congelés, eux, progressent fortement (142 %) et en particulier les poissons entiers (+ 50 tonnes). L’importante hausse de la demande provenant de France en poissons congelés (let, chair et entier) explique ce résultat, tout comme l’importation de 15 millions de F.CFP de poissons entiers congelés par les Samoa Américaines (contre aucune en 2018).

TABLE 1. Exportations de poissons du large par type de conservation et préparation
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Source : Services des Douanes, ISPF

TABLE 2. Exportations de produits de la pêche (en valeur CAF - millions de F.CFP)
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Source : Services des Douanes, ISPF

FIG 1. Exportations de produits de la pêche (millions de F.CFP - Tonnes)
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Source : Services des Douanes, ISPF

En 2019, 97 % des poissons entiers réfrigérés sont vendus aux États-Unis et dans une moindre mesure au Japon et au Chili. Les lets réfrigérés sont envoyés aux États-Unis pour 60 % du volume et le reste en France. Le prix moyen au kilo est stable par rapport à l’année précédente.
Les filets congelés sont envoyés en France et aux États-Unis. Enfin, les poissons entiers congelés s’exportent principalement vers les Samoa Américaines (90 % du volume) et la France.
La Polynésie française exporte principalement du thon entier réfrigéré (86 % du volume de poisson expédié). Le thon à nageoires jaunes et le thon obèse représentent 60 % du volume commandé et sont les poissons les plus rémunérateurs avec un prix moyen au kilo de respectivement 1 389 F.CFP et 1 445 F.CFP, soit une hausse de 8 % et 5 % par rapport à 2018.

TABLE 3. Exportations par type de poissons du large
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Source : Services des Douanes, ISPF

FIG 2. Part de la production de pêche hauturière exportée (en tonnes)
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Source : Services des Douanes, ISPF

Les exportations de poissons vivants : hausse des exportations en 2019

La filière d’exportation de poissons vivants est implantée en Polynésie française depuis 1998 (une ferme), mais l’exportation issue de productions innovantes dite « aquaculture récifale » basée sur la collecte et l’élevage de post-larves de poissons n’a jamais été rentable.
Après une chute des cours liée à la crise économique de 2008, les exportations de poissons vivants ont stagné entre 2009 et 2013 pour une valeur comprise entre 7 à 10 millions de F.CFP. En 2019, la valeur des exportations de poissons vivants atteint un chiffre record de 56,7 millions de F.CFP, soit une hausse de 35 % par rapport à 2018. Le volume exporté croît de 31 % à 54,9 tonnes. La hausse de la valeur s’explique par la hausse des exportations à destination des États-Unis (+ 31 %) et de Hong Kong (+ 38 %). Ces deux pays contribuent chacun pour 14 points à la croissance de la valeur globale. Le prix moyen au kilo augmente de 5 % pour les États-Unis à 895 F.CFP et de 2 % pour Hong Kong à 1 106 F.CFP. La Chine importe pour la première fois des poissons vivants de Polynésie française en 2019 pour plus d’un million de F.CFP. Le prix moyen au kilo progresse de 23 % à 1 252 F.CFP. Le prix moyen au kilo croît le plus fortement pour la Suisse (+ 31 %). Taïwan a augmenté ses importations de 88 % en volume.

FIG 3. Exportations de poissons vivants
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Source : Services des Douanes, ISPF

Les exportations de mollusques et invertébrés : les exportations de bénitiers en hausse

En 2019, les exportations de la production lagonaire concernent les rori ou bêches-de-mer (invertébrés) et les bénitiers vivants (mollusques). Le rori a rapporté 24,8 millions de F.CFP (+ 45 % sur un an) pour un volume total de 3 tonnes (+ 60 % par rapport à 2018). Après un prix au kilo en hausse en 2018 (9 303 F.CFP), le prix diminue en 2019 et atteint 8 410 F.CFP. Tout le volume exporté concerne les holothuries séchées, critère de qualité. Depuis 2014, Hong-Kong est l’unique pays destinataire de ce produit qui représente 1 % de la valeur des poissons exportés en 2019. 2 | Institut de la statistique de la Polynésie française Les exportations de bénitiers vivants progressent de 55 % par rapport à 2018 et s’établissent à 47 millions de F.CFP pour un poids de 28 tonnes (+ 44 %). La valeur augmente plus rapidement que les volumes exportés, entraînant une hausse du prix moyen au kilo à 1 693 F.CFP (+ 8 %). Le bénitier vivant est considéré comme un produit à fort potentiel sur le marché mondial de l’aquariophilie, et la Polynésie française dispose d’atouts non négligeables pour la production d’un produit de qualité aquarium. Dix pays importent les bénitiers, 60 % des volumes sont exportés aux États-Unis, 35 % en Europe et le reste en Asie. Les États-Unis ont augmenté de 28 % leurs exportations (+ 3,6 tonnes soit + 9,6 millions de F.CFP par rapport à 2018) et la France de 60 % (+ 2,7 tonnes). Les exportations de bénitiers vivants représentent 3 % de la valeur des poissons exportés en 2019.

TABLE 4. Exportations de bénitiers en 2019
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Source : Services des Douanes, ISPF

La situation mondiale des pêches et de l’aquaculture[^1]

En 2018, 67 millions de tonnes de poissons (équivalent poids vif) ont fait l’objet d’un commerce international, ce qui représente près de 38 % des poissons capturés ou élevés dans le monde. La valeur totale de 164 milliards de dollars des États-Unis enregistrée en 2018 pour les exportations de poissons représentait près de 11 % de la valeur des exportations de produits agricoles.
Les estimations disponibles pour 2019 semblent indiquer que les échanges se sont contractés d’environ 2 % en volume et en valeur par rapport à l’année précédente. L’épidémie de Covid-19 a déjà eu des répercussions négatives sur les échanges commerciaux.
En plus d’être de loin le principal producteur de poissons, la Chine est également, depuis 2002, le principal exportateur de poissons et d’autres produits aquatiques. Depuis 2004, la Norvège est le deuxième grand exportateur, désormais suivie du Vietnam. Alors que les marchés des pays développés dominent toujours les importations de poissons, avec l’Union européenne suivie des États- Unis d’Amérique et du Japon, l’importance des pays en développement en tant que consommateurs ne cesse de croître.