Les exportations de produits de la mer en 2024

Image En 2024, la valeur des exportations de produits de la mer, hors coquilles, est stable sur un an à 2,3 milliards de F.CFP et représente 19 % de la recette totale des exportations de produits locaux en Polynésie française. Les volumes progressent de 2 %. Les coquilles exportées ont rapporté 164 millions de F.CFP, soit 1 % de moins qu’en 2023.

Numéro : 1508
Dépôt légal : 1 décembre 2025
Collection : Points Etudes et Bilans
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FIG. 1. Exportations de produits de la mer ( en millions de F.CFP - tonnes)
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Source : Direction des douanes, ISPF

TABLE 1. Exportations de produits de la mer (en valeur CAF - millions de F.CFP)
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Source : Direction des douanes, ISPF

Le thon jaune porte les exportations de poissons du large

En 2024, les exportations de poissons du large se redressent en valeur (+ 1 % après - 7 % en 2023) pour totaliser 2,2 milliards de F.CFP. Ce résultat s’explique par la hausse des volumes exportés (+ 3 % sur un an) qui se situent à leur plus haut niveau depuis dix ans, soit 1 738 tonnes. Le prix au kilo recule pour la seconde année consécutive, s’établissant à 1 241 F.CFP après avoir dépassé 1 400 F.CFP il y a deux ans.

TABLE 2. Exportations par type de poissons du large et par type de conservation
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Source : Direction des douanes, ISPF

Le thon jaune est l’espèce majoritairement exportée cette année en volume et en valeur parmi les poissons du large. La hausse des volumes exportés et des prises alimente le rebond des recettes à l’exportation qui dépassent 1 milliard de F.CFP. Le prix au kilo recule de 4,5 % pour s’établir à 1 395 F.CFP.
Les thons obèses, qui étaient le premier produit à l’exportation en 2022 et 2023 en volume pour les poissons du large, arrivent en deuxième position des espèces exportées en volume et en valeur.
Leurs exportations diminuent d’un quart en valeur et en volume avec un prix stable.
Troisième espèce exportée, le thon blanc se contracte également en valeur (- 19 %) et en volume (- 12 %) avec un prix au kilo qui baisse de 8 % sur un an. Les exportations des autres espèces de poissons du large retrouvent la croissance en valeur (+ 15 %) et en volume (+ 17 %), avec un prix au kilo qui fléchit aussi. À noter, l’absence d’exportations de poissons entiers congelés.
Issues de la transformation des poissons du large, les exportations de filets et chairs progressent en valeur (+ 1 %) du fait de la hausse du prix au kilo (+ 2 %) car les volumes exportés sont légèrement inférieurs à l’année précédente (- 1,5 %). Ce résultat est entièrement porté par les filets de poissons frais ou réfrigérés qui multiplient quasiment par deux les volumes exportés pour une valeur qui progresse de 70 %. À l’inverse, les exportations de filets congelés et de produits à base de chairs congelés diminuent fortement (- 62 % en valeur et - 57 % en volume).

FIG. 2. Part de la production de pêche hauturière exportée (en tonnes)
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Source : Direction des douanes, ISPF

Les produits de la mer sont principalement exportés vers les États-Unis

Les États-Unis importent 95 % des produits de la mer exportés en 2024 par la Polynésie française, soit près de la totalité des poissons frais exportés et les trois quarts des filets de poissons.
Deuxième marché de la Polynésie française pour ses produits de la mer, l’Europe en a importé 60 tonnes en 2024 contre 100 tonnes en 2023. La région du Pacifique arrive en troisième position avec 30 tonnes de produits de la mer exportés, contre 20 tonnes en 2023.

Les exportations de poissons vivants diminuent

La filière des exportations de poissons vivants recule en volume pour totaliser 71 tonnes en 2024 et 121 millions de F.CFP en valeur.
Ce résultat s’explique par la baisse des achats par le marché des États-Unis qui représente plus de 60 % du volume global.

TABLE 3. Exportations de poissons vivants en 2024 par région destinataire
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Source : Direction des douanes, ISPF

Les exportations de mollusques, invertébrés et crustacés reculent

En 2024, les exportations de la filière lagonaire sont en fort retrait que ce soit en valeur ou en volume (17,9 millions de F.CFP et 7,7 tonnes). Composées quasi exclusivement de mollusques (bénitiers), elles reculent pour la troisième année consécutive. Si les recettes ont été divisées par deux en deux ans et par trois en trois ans, le prix au kilo s’envole (+ 18 % sur un an) à 2 315 F.CFP.

TABLE 4. Exportations de mollusques, invertébrés et crustacés en 2024 par région destinataire
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Source : Direction des douanes, ISPF

_Situation mondiale
En 2022, les 41 pays et territoires présents dans le rapport de l’OCDE sur les pêches ont produit 172 millions de tonnes de produits aquatiques pour une valeur qui atteint 381 milliards dollars US, soit 80 % de la production mondiale. En 15 ans, les volumes ont augmenté de 50 %, soit une hausse de 2 % par an sur la période, pour une valeur qui aura été multipliée par trois. Depuis 2013, ce sont les volumes issus de l’aquaculture qui dominent la production mondiale. En 2022, ils représentent 68%de la production annuelle et 73 % de la valeur globale. La part de la pêche de capture en mer (56 millions de tonnes) continue de se réduire en volume, mais la valeur augmente pour s’établir à 103 milliards dollars US en 2022. Dernière composante des produits aquatiques, la production d’algues atteint 34 millions de tonnes en 2022, pour représenter 4 % de la valeur globale (16 milliards de dollars US). En 2022, les échanges commerciaux de produits de la mer représentent 9 % de la valeur des échanges de produits agricoles et 1 % de la valeur globale des échanges de marchandises.
La valeur des produits échangés atteint un niveau record (147 milliards de dollars US), soit un quart de plus qu’en 2020. La Chine est le principal exportateur pour 22,6 milliards de dollars US et le deuxième importateur pour 23,2 milliards de dollars US, derrière les États-Unis (32,4 milliards de dollars US).
Source : Examen de l’OCDE sur les pêches 2025, OCDE