Fréquentation touristique - Septembre 2024
Au mois de septembre 2024, la fréquentation touristique de la Polynésie française est de 23 633 touristes, soit une baisse de 3,4 % sur un an. Pour le troisième mois consécutif, la clientèle hexagonale (+ 2,5 %) est la plus nombreuse suivie par la clientèle nord-américaine (- 9 %). La contraction des effectifs concerne les touristes en hébergement marchand et non marchand. Avec une durée moyenne de séjour qui progresse de 0,6 jour à 17,6 jours, les nuitées touristiques restent globalement stables sur un an à 415 000 unités en septembre 2024. Depuis le début de l’année, la fréquentation est de 196 700 touristes, soit une hausse de 0,7 % par rapport à 2023.
Estimation du nombre de visiteurs en Polynésie française
FIG. 1. Répartition du nombre de visiteurs par catégorie, en cumul de janvier à septembre 2024
Source : Port Autonome de Papeete, ISPF - Enquête de fréquentation touristique (EFT)
En cumul depuis janvier 2024, la Polynésie française a accueilli 226 076 visiteurs dont 196 681 touristes (+ 0,7 % sur un an) et 29 395 excursionnistes (+ 13,4 % sur un an) qui sont venus à bord de 37 navires. Les arrivées additionnelles de 7 000 croisiéristes (+ 22 %) ont compensé la perte de 6 000 touristes en hébergement terrestre marchand (- 4,2 %) sur les neuf premiers mois de l’année. Par marché, la clientèle nord-américaine en hébergement terrestre marchand se contracte fortement (- 11 500 personnes) alors qu’elle progresse sur l’Europe (y compris la France hexagonale) de 4 000 personnes. Depuis le début de l’année, les touristes ont consommé au total 3 225 000 nuitées touristiques (+ 4,1 % sur un an) avec une durée moyenne de séjour en hausse pour s’établir à 16,4 jours.
Fréquentation touristique
FIG. 1. Évolution du nombre de touristes en cumul annuel
Source : ISPF - Enquête de fréquentation touristique (EFT)
Note de lecture : En septembre 2024, le nombre de touristes en cumul sur les douze derniers mois s’élève à 263 094.
En septembre 2024, 23 633 touristes ont débarqué à l’aéroport de Tahiti-Faa’a, soit 843 de moins qu’en septembre 2023, et il n’y a eu aucun excursionniste. Ce recul de la fréquentation (- 3,4 % sur un an) concerne à la fois les touristes en hébergement terrestre (- 2,2 %) et ceux en hébergement flottant (- 9 %). Ce résultat s’explique par la baisse des effectifs d’Amérique du Nord (- 9 %) et du Pacifique (- 19 %), non compensée par la croissance de la clientèle hexagonale (+ 2,5 %) et européenne (+ 7,4 %). En termes de parts de marché, l’Amérique du Nord représente 34 % , l’Hexagone 37 %, l’Europe 16 % et le pacifique 9 %. Si ces résultats se sont cumulés avec la hausse du nombre de touristes asiatiques (+ 4,3 %), ces derniers sont toujours trois fois moins nombreux qu’en 2019, avec l’absence de vols directs vers l’Asie.
TABLE 1. Indicateurs mensuels
Source : ISPF - Enquête de fréquentation touristique (EFT)
La baisse des effectifs concerne tous les types d’hébergement. Le recul des effectifs en hébergement terrestre marchand (- 2,4 %) contribue ainsi pour - 1,8 point au résultat total, et la baisse du nombre de croisiéristes (- 8,9 %) pour - 1,7 point. Pour ces deux types de tourisme, c’est la baisse de la clientèle nord-américaine qui contribue essentiellement à ces résultats, en se contractant de 8 % sur le segment terrestre marchand et de 11,6 % pour sa clientèle en hébergement flottant, conjuguée au fort recul des effectifs en hébergement terrestre marchand originaires du Pacifique (- 28 %). Cette clientèle retrouve ainsi le même niveau de 2019, et celle d’Amérique du Nord reste 26 % plus élevée qu’en 2019.
La bonne tenue des clientèles hexagonale en hébergement terrestre marchand (+ 5 %) et des autres pays européens (+ 11,3 %) atténue la baisse globale de la fréquentation en hébergement terrestre, mais pas celle de l’hébergement flottant, car ils sont moins nombreux. Concernant la clientèle européenne en hébergement terrestre, la dynamique est positive sur l’ensemble des principaux marchés à l’exception de l’Allemagne, l’Espagne et la Russie en retrait sur un an.
Cette baisse de fréquentation se retrouve dans les effectifs touristiques passant au moins une nuit à l’hôtel (- 2,4 %) et chez ceux séjournant au moins une nuit en location de vacances (- 1,7 %), alors qu’ils progressent dans la petite hôtellerie familiale (+ 1,8 %). Ces résultats s’expliquent par les compositions de clientèles qui diffèrent selon les types d’hébergement. Ainsi, la contraction de la clientèle nord-américaine, qui représente 10 % des pensions de famille, un tiers des locations de vacances, 41 % de l’hôtellerie et 50 % des croisières, n’a pas le même impact sur le résultat de ces derniers types d’hébergement. Il en est de même pour la clientèle française qui ne représente que 30 % de l’hôtellerie et deux tiers de la petite hôtellerie familiale.
Dernier segment touristique, la clientèle en hébergement non marchand, qui représente 9 % des effectifs du mois, diminue de 0,7 % par rapport à septembre 2023.
La durée moyenne de séjour globale augmente de 0,6 jour à 17,6 jours, contribuant ainsi à la stabilité du nombre de nuitées touristiques (415 000 nuitées ce mois).
TABLE 2. Nombre de touristes et durée moyenne de séjour
Source : ISPF - Enquête de fréquentation touristique (EFT)